Le 13 février 2026 dans Portrait - Rencontres

Dans l’atelier de Gaëlle Almeras

  • Où travailles-tu ?  ?
    Je travaille de chez moi en Bourgogne. Quand j’écris je reste dans le silence, quand je crayonne j’écoute de la musique et quand j’encre et que je colorise j’écoute la radio ou des podcasts. Il m’arrive aussi de partir marcher 30 min, 3 heures, 3 jours ou 3 semaines et je reviens avec des idées plein la tête…

 

  • Quelles sont tes sources d’inspiration ? 
    Les grandes exploratrices comme Alexandra David Néel, les grandes scientifiques comme Vera Rubin, et les grandes dessinatrices naturalistes comme Beatrix Potter ! 

 

  • Tes outils préférés ?
    Des stylos micron 0,1 et 0,5, du papier Bristol, de l’aquarelle et mon pinceau à réservoir pour ne rien renverser !

 

  • Comment est née la série Les Super week-ends ?
    Je suis passionnée d’astronomie. Il y a quelques années j’animais des ateliers pour enfants et j’ai commencé à leur parler d’astrophysique… Cela m’a donné envie d’en faire une BD et c’est devenu « Le Super Week-end de l’espace ».

 

  • Pourquoi les forêts pour ce 3e tome ? 
    Après l’espace et l’océan, j’avais envie de revenir sur terre… Parler du milieu terrestre en général, c’était beaucoup trop large, il a fallu faire un choix. Comme je me suis installée en milieu rural, dans un hameau arboré, et que mon atelier est maintenant au milieu des arbres, des fleurs, des insectes et des oiseaux, j’ai eu envie d’apprendre à connaître et à partager ce que je voyais !

 

  • Quelles méthodes de travail et d’enquête as-tu mises en place pour la recherche documentaire ? 
    Regarder des documentaires, écouter des podcasts, aller dans les musées, lire des magazines, des essais, des BD, des romans… Pendant une longue période je me suis nourrie « forêt », j’ai dormi « forêt », j’ai parlé « forêt »… J’ai aussi rencontré beaucoup de passionné·e·s et arpenté les forêts. J’ai procédé comme pour les tomes précédents, sauf que cette fois je pouvais, en plus, aller observer mon sujet en vrai ! Comme je suis passionnée de randonnée, j’ai arpenté les forêts de Bourgogne, d’Auvergne, de Bretagne, je suis allée dans les Alpes, en Irlande et même en Islande ! Voir comment les arbres s’adaptent aux différents climats est incroyable !

 

  • Que souhaites-tu transmettre aux lecteurs et lectrices… ? 
    Chaque « Super Week-end » part d’une intention différente. Avec « Le Super Week-end de l’espace », je voulais les amener à regarder le ciel, à s’émerveiller et surtout à se poser des questions et à être curieux. Pour « Le Super Week-end de l’océan », j’ai été rattrapée par la dimension écologique et l’envie d’aider mon lectorat à mieux comprendre en quoi l’océan est si important. Enfin, pour « Le Super Week-end des forêts », je suis restée dans la même optique, avec cette fois en plus, l’envie de donner envie de regarder ce qui nous entoure. Le vivant est partout et je voudrais encourager le lecteur ou à la lectrice à voir toute cette vie. Car c’est en prenant conscience qu’elle est là que nous pouvons ensuite avoir envie de la respecter et éventuellement d’agir.

 

  • Quelle place réserves-tu à l’humour… ?  
    Si je pouvais je lui donnerais toute la place ! Mais pour que le discours soit clair, il faut que je supprime quelques blagues… Heureusement j’en laisse toujours, car c’est important pour moi de faire passer les informations de manière ludique. Les personnages sont 4 amis, ils discutent, se chamaillent, interagissent avec leurs environnements… J’aime m’amuser avec leurs attitudes. Orni par exemple ne tient pas en place, j’aime à chaque fois chercher comment il va pouvoir se déconcentrer ! Les interactions des personnages permettent de faire le lien entre chaque sujet, c’est par l’humour que je lie les thèmes entre eux, que je désamorce un sujet compliqué, ou que je développe une idée de manière plus personnelle… !

 

  • Les cautions scientifiques c’est important ? 
    Oh oui, c’est essentiel ! La relecture est une étape très importante et prend énormément de temps. Pour ce tome sur les forêts, j’avais très envie de travailler avec Audrey Dussutour dont les interventions me passionnaient. Le courant est passé tout de suite, et elle a accepté d’être la caution scientifique du livre. Elle a pris une semaine de vacances en forêt pour la première relecture, elle a vérifié chaque information, en essayant de retrouver les articles scientifiques correspondants et en observant ce qui l’entourait. L’idée d’ouvrir la relecture à d’autres personnes est venue suite à nos échanges, et j’ai adoré l’idée ! Il y a donc eu 7 relecteurs et relectrices, tous et toutes qualifié·e·s dans leur domaine, des bucherons, des bucheronnes du réseau des alternatives forestières, une médiatrice scientifique, un auteur de BD et un écologue, ils ont été très complémentaires ! La correction a été un vrai casse-tête, mais je suis fière d’avoir pu croiser tous ces points de vue !

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