01. Où as-tu puisé l’inspiration pour cet album ?
Je me suis inspirée de mon enfance, et surtout des vacances passées à jouer avec mes cousins chez nos grands-parents. Je me souviens de l’atmosphère de l’époque. Dans la maison ou le jardin, on avait l’impression d’être en totale liberté, livrés à nous-mêmes alors que nos grands-parents n’étaient sûrement pas très loin… On était très en confiance, on pouvait laisser nos imaginations déborder.
J’ai aussi grandi entourée de chiens et les ai beaucoup dessinés. Ils occupent toujours une place de choix dans mes carnets de croquis et c’est tout naturellement que j’ai choisi de mettre en scène mes deux petites vedettes sous un aspect canin !

02. Qui sont Panpi et Gorri, peux-tu nous les décrire ?
Ils sont inspirés de mes cousins Olivier et Rémi ! Ils sont frères et ils ont mon âge. J’étais complètement en admiration devant eux.
Leurs noms viennent de ma région d’origine, le Pays basque : Panpi est un vrai prénom et signifie Jean-Pierre. Gorri veut dire roux ou rouge en basque, comme son pelage flamboyant !
Panpi est attachant et curieux, scientifique, pragmatique mais sensible. Gorri est plus aventureux, plus casse-cou bien que tout de même peureux. Il aime les déguisements, les belles matières, les beaux tissus. Il se laisse aller à plus
de fantaisie, alors que Panpi est plus réservé.

03. Qu’aimes-tu mettre en avant dans ces histoires ?
Les gestes, les attitudes et les postures de Panpi & Gorri ! J’aime quand ils ont des têtes rigolotes et que mes dessins me font rire.
Ces deux chiots sont pleins d’imagination et capables de se fabriquer des capes avec des torchons et des détecteurs de fantômes avec des batteurs à œufs !
La particularité de Panpi & Gorri tient à leurs petits caractères et à la tournure désopilante que prennent souvent leurs aventures. Leurs grands projets ne se passent pas toujours comme dans leurs rêves.
J’aime bien me servir de leurs grandes excitations et de leurs petites désillusions pour faire ressortir la nature naïve, vraie et attachante des enfants et en rire avec tendresse. Et aussi tourner en dérision les stéréotypes, tout ce qui est imposé comme être fort, réussir. J’aime bien montrer aux enfants les échecs, les émotions, les peurs.

04. Comment travailles-tu ?
Dans le processus d’écriture, j’imagine très vite des dialogues, puis je les dessine au crayon dans des carnets, beaucoup de carnets ! Je fais des recherches, des croquis de moments drôles. Puis je réalise l’encrage à la plume.
La simplicité d’un trait à la plume me permet de mettre en valeur leurs expressions et leurs postures dans un but comique. Ensuite je colorise au feutre ou en numérique selon le rendu que je souhaite, selon le décor…
Je m’attache aussi à travailler les accords de teintes et à créer des motifs rigolos avec une colorisation au feutre que je souhaite douce et dynamique.
Il faut spécialement soigner les tenues de Gorri qui a une garde-robe très fournie !


